
Karl Lagerfeld:"La loi Evin fait hurler de rire à l'étranger"
Par Youwineteam le mardi, novembre 10 2009, 07:00 - Evénements - Lien permanent
Styliste d’origine allemande, il a rajeuni l’image de Chanel et créé sa propre marque Karl Lagerfeld. Designer, photographe et éditeur, il est devenu une référence en matière de bon goût. Dans une interview publiée dans le numéro de novembre de La Revue du Vin de France, Karl Lagerfeld pose son regard acéré sur le vin et son image qu’il juge vieillotte…Glaçant !!!
Dégustation…
Karl Lagerfeld ne boit pas d'alcool mais il sait en parler en véritable homme de marketing ! Il estime que le vin a "un problème d'image". "Il faut alléger l'approche du vin, en faire une manière de drogue douce autorisée, un peu euphorisante". Le couturier estime également qu'il faut arrêter "les chichis" dans la dégustation du vin et "renoncer aux discours trop doctes et trop sérieux" à son sujet. Un Youwiner dans l’âme, on dirait !!! Morceaux choisis…
« Mon dernier souvenir alcoolisé, ce sont deux verres de Château d'Yquem, pour mon anniversaire, il y a bien longtemps. Le peu de champagne que j'ai bu dans ma vie était du Cristal de Roederer et puis Dom Pérignon. Un peu de Krug aussi. Je ne bois plus depuis des années ».
« Il faut faire attention avec ce que vous appelez la convivialité du vin, car ce côté compagnonnage, cette familiarité le banalise, lui donne un côté ordinaire. Si l'on veut que le vin devienne un produit de luxe, il ne faut pas se reposer sur l'image de la convivialité entre copains très sympas. Cela lui fait du tort ! Il faut apprendre à considérer le vin comme un plaisir égoïste. Goûter un vin merveilleux comme on choisit un parfum, il faudrait presque « narcissiser » le vin. Du reste, voilà le principal problème d'image que doit régler le vin... ».
« Je ne bois pas, ni ne fume. Mais je suis contre ce côté donneur de leçon contenu dans la loi Évin qui interdit la publicité pour le vin. La France est le pays de l'hypocrisie. Et puis, une telle loi qui s’appelle Evin, cela fait hurler de rire à l’étranger».
« Il faut renoncer aux discours trop doctes et trop sérieux sur le vin. Je vois parfois des gens, à table, faire tourner leur verre, le humer quinze fois, prendre de ces airs sérieux ! Face à eux, on passe pour un imbécile total. Toute cette liturgie sonne comme une excuse pénible, ce grand tralala donne un effet de bâillement au vin, qui doit au contraire euphoriser. Le vin est quelque chose que l'on boit en mangeant. Arrêtons les chichis... ».
« La bouteille de Dom Pérignon possède une forme définitive. C'est un peu comme un violon, vous n'allez pas redessiner la ligne d'un violon. Mais j'aime aussi les lignes des carafes. Les aquamanilles me fascinent, surtout celles du 12e siècle. En fait, je n'aime pas le côté grandiloquent de la bouteille. Autrefois, on servait toujours le vin en carafe. On ne vous mettez pas une étiquette sous le nez pour dire : « Voyez, j'ai payé tant pour ce vin ». Les maîtres d'hôtel annonçaient discrètement le vin dans l'oreille des convives. Toutes ces étiquettes sont trop voyantes. J'aurais envie de les cacher dans le cul de la bouteille... ».
Alors, vous le préférez comment notre Ami Karl : avec son gilet jaune sur les épaules ou une bouteille à la main J
::: Cheers Everywhere! :::











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